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INFOEXPRESS n°245 – jeudi 8 mars 2018

Category:MG France

MG FRANCE n°245 – jeudi 8 mars 2018
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Être femme et médecin, c’est encore s’entendre dire en 2018 par des professeurs des universités que certaines spécialités ne sont pas faites pour nous. Qu’elles ne sont pas faites pour des femmes qui risquent d’être enceinte, trop émotives, trop fatiguées … !
Encore du chemin à faire auprès des hospitalo-universitaires …

Être femme et médecin, c’est être confondue avec la secrétaire, dans notre cabinet, au cours de nos premières années d’exercice.
Ou pire, si par hasard vous accueillez un externe homme, voir un patient regarder l’externe, et lui dire : « bonjour docteur ».

Être femme et médecin, c’est, ici et là, être rendue responsable de la désertification médicale. Parce que les mères travaillent à temps partiel. Elles ferment le cabinet à 18h. Elles ne travaillent pas le mercredi. Elles ne veulent pas faire de gardes.

STOP ! La société a évolué.

Être femme et médecin, c’est se dire « oui, je veux et je peux avoir un enfant » et bénéficier des congés maternité alignés sur les professions salariés
Et si la grossesse ne se passe pas bien, c’est s’arrêter plus tôt, et bénéficier des congés patho !

Être femme et médecin, c’est arriver au cabinet après une mauvaise nuit à cause des enfants malades.
On peut avoir passé une mauvaise nuit et être apte.

Être femme et médecin, … C’est comme un homme médecin qui fait son travail de père !

Être femme et médecin c’est possible !
Grâce aux batailles successives menées par les femmes.
Et par MG Femmes.

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Prescriptions « hors AMM » par Bernard Pledran

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Prescriptions « hors AMM »
Bernard Pledran
Monsieur Ceretti, Président du Lien, une association de patients, quand vous souhaitez que l’on inflige des amendes aux médecins qui prescrivent « hors AMM », vous vous trompez de combat.

J’ai entendu cette mère qui a perdu son utérus après un accouchement dramatique et dont le fils est lourdement handicapé. Est-ce vraiment un problème de prescription hors AMM ? Ne faut-il pas, dans ce cas particulier, parler de détournement d’usage ?

Comme pratiquement tous les médecins généralistes, je prescris hors AMM. Parce que c’est la réalité de notre pratique, dans l’intérêt de nos patients. Je suis « hors AMM » quand je prescris un aérosol de salbutamol pour éviter une hospitalisation. Je suis aussi hors AMM quand je donne du Kardégic à mes diabétiques pour leur éviter des accidents vasculaires. Et quand je le fais, scandale absolu, l’assurance maladie me félicite en me versant quelques sous. Au titre de la rémunération sur objectifs de santé publique.

Je suis calme et mesuré, mais quand on veut me mettre des amendes, ça peut m’énerver.

Alors si, d’une part, je suis bouleversé par la situation de cette famille en détresse, je suis d’autre part admiratif de la manière dont l’industrie pharmaceutique arrive sans vergogne à s’emparer à son bénéfice d’une situation dramatique.

Car si le Cytotec°, tel qu’il a été utilisé pour cet accouchement, ne l’a pas été dans le respect des recommandations (une procédure judiciaire est en cours, faisons confiance à la justice de notre pays …), ce médicament sert aussi pour les interruptions volontaires de grossesses. Il est intéressant de rappeler que le misoprostol, quand il s’appelle Cytotec coûte 17,52 € la boite de 60 comprimés, et que le même misoprostol, quand il s’appelle Gymiso coûte 24 € la boite de 2 comprimés. Juste 40 fois plus cher. Pour le même médicament, à la même posologie et dont les travaux de recherches sont amortis depuis bien, bien longtemps.
Alors ne versons pas trop de larmes sur le sort du laboratoire Pfizer qui annonce l’arrêt de la commercialisation du Cytotec pour le printemps prochain. Il est vrai que ce médicament n’a plus d’intérêt dans son indication première, la gastro-entérologie.

Et n’oublions pas non plus de féliciter, une fois de plus, les autorités sanitaires de notre pays. Je sais qu’il est grossier de parler « argent », mais serait-ce trop de leur demander un peu de transparence sur les critères de fixation du prix des médicaments ? Mais ça c’est une autre histoire …

Au final, Monsieur Ceretti, ne vous trompez pas de combat. Souvent la prescription hors de l’autorisation (administrative) de mise sur le marché a permis des progrès dans des domaines inattendus et inexplorés quand une molécule a été découverte. Evaluer de nouvelles possibilités thérapeutiques ne dédouanera pas les médecins de leur responsabilité. Nous ne le demandons pas. Mais ne laissons pas, une fois de plus, le principe de précaution étouffer toute velléité de progrès dans ce pays.


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MG France n° 233 – Mardi 21 novembre 2017

Category:Non classé

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